27.05.2008
Des inventions pour améliorer le sort de l'humanité... qui dérangent ... ?
Des inventions pour améliorer le sort de l'humanité... qui dérangent ... ? Vrai ou faux? Complot des gros puissants de l'énergie trop avides d'argent?
En tous cas des idées fascinantes, parfois si simples, peut être loufoques, mais peut être bien réelles!
Comment savoir la vérité dans ce monde très étranges de surinformations qui noient l'information, de désinformations parfois, même souvent...
A chacun de se faire son opinion, à chacun de croire ce qu'il veut, à chacun de fouiller sur le net, dans des livres, dans des archives... pour en savoir plus.
Le plus important c'est de chercher, de s'intéresser, de fabriquer son sens critique en élargissant et en diversifiant ses propres sources d'informations et de partager ses propres expériences.
Si vous avez des critiques ou des apports à me fournir sur ce qui suit, n'hésitez pas à m'écrire, d'avance merci.
En 1947, Stanislas Bignod aurait inventer , un appareil à générateur d’ondes pour dynamiser l’eau à l’aide d’électrode. Une eau miraculeuse qui aurait guéri des milliers de personnes condamnées par la médecine officielle, qui allumerait des lampes à néons, qui pourrait diminuer la consommation d’essence et qui remplacerait les engrais en agriculture. Cet homme fut traité par la justice comme charlatan et condamné à une lourde amende par l’ordre des médecins. Il est mort pauvre et oublié.
En 1957 , Marcel Violet aurait poursuivi l’expérience de dynamisation d’eau traitée en traitant des cobayes. Les résultats des expériences seraient surprenants, la vie des cobayes auraient doublé, il n’y aurait aucune mutation génétique, ni modification métabolique. Au point d’inoculation d’un virus sur un cobaye traité à l’eau Violet, se formerait un kyste membraneux pendant quelques mois, isolant ainsi le virus, le neutralisant puis finalement l’évacuant à la perte du kyste. La sécurité sociale aurait à l’époque demandée un visa pour l’eau Violet, visa refusé par la commission de l’ordre des médecins.
En 1967 pourtant, le ministère de l’agriculture aurait commandé une expérience maraîchère à base d’eau Violet. L’expérience aurait été très concluante mais le rapport traîna et aurait disparu après le changement de ministère en octobre 1968.
En 1940, Victor Schauberger, autrichien, aurait découvert un moyen de création d’énergie à partir du vide créé par un vortex d’eau. L’idée lui serait venu après l’observation des bonds fantastiques que font les truites pour remonter les cascades. Les eaux des torrents de montagne sont proche de quatre degré, température à laquelle l’eau atteint sa densité et son état magnétique maximum Il aurait construit une turbine produisant plus d’énergie qu’elle n’en consomme, de l’énergie gratuite donc. Cette turbine produirait même un force anti-gravitationnelle si on l’utilise avec une eau à quatre degré. L’inventeur aurait été mis en garde à vue par les alliés, qui aurait saisi l’appareil. Son laboratoire aurait été détruit par les soviétiques et il lui aurait été interdit de poursuivre ses expériences par les autorités américaines.
En 1952, JR Searl fabrique un générateur à base de disques rotatifs pour faire tourner une charge électrique. A sa grande stupéfaction l’appareil produisait plus d’énergie qu’il n’en consommait et il ne pouvait maîtriser cette énergie en croissance exponentielle. Malgré des années d’acharnement et plusieurs tentatives troublantes. En 1982, chez lui dans le Berkshire, son matériel aurait été confisqué, et il aurait été condamné à une lourde amende pour vol d’électricité. Il aurait refusé de payer et sa maison aurait été incendiée, ses archives et son matériel détruits également.
Joseph Newman aurait aussi inventé une machine à énergie gratuite et aurait subit le même sort, discrédité par le pouvoir en place.
Wilhelm Reich et son énergie des orgones aurait été disgracié, jeté en prison, ses archives et son matériel auraient été détruits.
Stephen Marinov encore un inventeur d’une machine à fabriquer de l’énergie gratuite aurait également subit le même sort.
En 1992, Jürgen Sievers propriétaire de la société Becocraft qui allait commercialiser « la machine à faire de l’énergie gratuite aurait été mis en garde à vue. Son entreprise et son domicile auraient été fouillés, ses papiers confisqués.
Dans les années 70 une Dune Buggy Volkswagen aurait traversé les états unis d’est en ouest avec 80 litres d’eau pour carburant.
Nicolas Tesla, scientifique du début du vingtième siècle, père de l’électromagnétisme et des télécommunications, collabora un certain temps avec Edisson. Des convictions divergentes mirent fin à cette collaboration. En 1892, N.Tesla travailla avec G Westinghouse sur le projet d’une centrale électrique sur les chutes du Niagara. Seule la banque de JP Morgan, filiale Rothschild, avait compris la grandeur de la découverte de Tesla qui utilisait le champs éthérique autour de la Terre, ramenant à néant l’utilité des autres énergies. Mais JP Morgan provoqua soudainement l’arrêt des travaux à Colorado Spring en 1898. Aurait il pris conscience que tous ses intérêts dans les monopoles de l’électricité, du pétrole, de l’essence et du charbon étaient menacées. Nicolas Tesla mourut en 1943 avec une foule d’invention, dont certaines révolutionnaires. Il a mis les chercheurs en garde sur l’énergie atomique, mais les budgets officiels ne furent alloués qu’à ce type de recherches. L’énergie du champ éthérique de Tesla, c’est l’énergie à tachyon ou énergie de conversion de l’énergie gravitationnelle des scientifiques actuels.
Harold Puthoff, de l’institut d’études supérieures d’Austin au Texas, aurait collaboré avec Caterpillar sur le fonctionnement pendant quatre mois d’une centrale thermique à Reyno, grâce à un mélange de 55% d’eau, de naphte et d’un liant. Les résultats auraient été concluant, pas de pollution et un coût ridicule.
En 1993, le docteur Nieper et VFE, une association allemande, aurait fait une étude sur l’énergie du champ du vide et aurait conclu qu’elle équivalait à 5000 kW par heure et par centimètre cube.
Le moteur pneumatique de l’ingénieur Dinègre aurait été interdit à la commercialisation.
En novembre 1996, Mirko Beljanski aurait mis au point une théorie anti-cancer et sida avec un produit stimulant le système immunitaire, le PB 106, mais une opération commando aurait confisqué tout son matériel et il se serait exilé au Canada.
Gaston Naessens aurait découvert les somatides et également inventé un produit restaurateur du système immunitaire pour cancéreux et sidéens, le 714 X. Il aurait aussi été persécuté par les autorités médicales et se serait réfugié au Québec.
16:49 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eau, energie
05.05.2008
Introduction au Biomorphisme
Introduction au Biomorphisme
Historique du terme.
Terme utilisé par certains historiens d'art pour qualifier un certain nombre d'oeuvres produites dans les années 1920 – 30 - 40, présentant des formes aux contours souples, plus ou moins complexes et évoquant la sphère biologique. G Grigson poète et critique d'art l'utilisa dans la revue avant-gardiste Axis (Londres 1935) et A.H. Barr Junior l'utilisa en l'associant à l'abstraction non géométrique (1936)
d'autres mots sont construits de la même façon: zoomorphe, phyllomorphe, anthropomorphe, skenomorphe, physicomorphe...
Le Biomorphisme n'est pas envisagé comme un style mais seulement comme un vocabulaire formel spécifique porteur d'allusions anthropomorphiques.
Le biomorphisme, en l'absence de groupe constitué et de chef de file, de manifeste, d'exposition ou de revue, ne fut jamais considéré comme une tendance. Il fut associé tantôt à l'abstraction, tantôt au surréalisme. Mais Miro, Picasso, Moore et Arp, que l'on peut associer au Biomorphisme, ont évolué avec une grande liberté à l'égard des mouvements constitués.
La position qui caractérise le Biomorphisme est entre l'abstraction et le surréalisme, il n'en est pas la synthèse
On peut reconnaître 3 générations d'artistes classables dans le Biomorphisme:
La première début 20ème avec Arp et Miro ce fut la mise en place du vocabulaire.
La seconde dans les années 1930 composées de surréalistes et d'artistes abstraits qui infléchissent vers le Biomorphisme
La 3ème dans les années 1940 avec des artistes qui créent directement avec le vocabulaire biomorphique, notamment avec l'école américaine qui fait une synthèse entre abstraction et surréalisme dans un premier temps puis on voit apparaître une génération d'artistes qui inventent des pratiques personnelles avec comme point de départ le Biomorphisme (elle sera classée dans une branche de l'art abstrait non géométrique).
Artistes associés au Biomorphisme
Kandinsky, Arp, Miro, Tanguy, Calder, Giacometti, Moore, Picasso, Kupka, Klee, Hélion, Erni, Brancusi, Pevsner, Seligmann, Schiess, Vulliamy...
Contexte historique
Instabilité politique, instauration de régimes totalitaires, inquiétude, conduisent à replacer l'homme et la vie plus encore au premier plan des préoccupations.
Le Biomorphisme est ancré dans une orientation anthropologique et primitiviste, (on découvre début 20ème l'art préhistorique, les galets peints de la période azilienne)
Les formes sont nouvelles, empruntées au microscope, à la biologie, elles sont antigéométriques.
Au niveau de la sociologie et de la psychologie, c'est la découverte de l'inconscient, de la contingence de la vie et de l'homme, dans l'art cela se traduit par l'automatisme dont la ruse consiste à provoquer, susciter, créer le hasard. La vie est par définition le lieu du hasard et de l'approximation, soit de l'imperfection.
Selon Grigson, les origines de l'art sont basées sur l'imitation et non l'invention, sur la représentation d'un objet réel et non une création mentale d'un artiste. L'art repose sur deux principes dont la tension produit la qualité de l'oeuvre: la géométrie et l'émotion due à ses qualités organiques ou vitales, il s'agit donc de synthétiser l'intellect et l'émotion. Les oeuvres doivent reprendre le pas sur les discours. Le présent doit s'enrichir des acquis du passé et rompre avec la frénésie du nouveau.
Selon Shapiro, le Biomorphisme répond à la débâcle des idées optimistes de la machine dans la civilisation moderne (crise de 1929) en parallèle aux nouveaux styles romantiques (post-dadaiste et surréaliste) fondés sur toute une imagerie pessimiste d'espace vide, d'ossements, de créatures grotesques, de bâtiment à l'abandon et de cataclysmes géologiques.
Le Biomorphisme se heurte comme l'art abstrait à l'incompréhension et aux préjugés, il lui faut se justifier et demande quelques efforts du spectateur.
Les attaques contre le Biomorphisme
Imperfection par rapport à un idéal abstrait (Malevitch, Mondrian).
Décalage spatio-temporel entre l'apparition des formes et leur dénomination.
Informe selon le concept philosophique forgé en 1929 par G Bataille.
Les apports du Biomorphisme
La géométrie est comprise après coup et non présupposée, le processus est plus important que le résultat.
Le mouvement et la vie des formes irrégulières face aux formes fixées et figées.
Indétermination de formes inobservables et mouvantes, de l'espace inarpentable sorti de son repère euclidien, le biomorphisme habite ces zones de turbulence ouvrant de nouvelles voies pour l'expression artistique, les formes s'autonomisent et les repères établis cèdent. Il naît une relation ternaire non fixée entre la forme, le nom et la chose qu'il évoque.
La perception est bouleversée et amène des représentations mentales ne coïncidant pas avec notre expérience physique directe du monde.
Théorie morphogénétique, il faut s'abstraire des échelles pour accéder à la forme, celle ci est explorée en tant que réceptacle et véhicule d'une vision, de mouvements psychiques et d'émotions.
Conciliation entre l'élémentarisme et le symbolisme, entre la forme et le dynamisme, entre le réel et l'inconscient.
Biomorphisme
Les processus propres à la nature le sont aussi à la création artistique: naissance, croissance, génération, le chemin d'évolution naturelle est une nécessité interne à l'oeuvre. Le processus est plus important que le résultat.
La position du Biomorphisme est à mi chemin entre le monde réel, les lois qui le régissent et l'imagination.
Il existe une tension entres les lois universelles et les réalisations singulières du vivant. La forme géométrique parfaite n'est que la moyenne des manifestations singulières.
Le Biomorphisme a recours à des formes issues de la nature , mais simplifiées et choisies pour des raisons structurelles et plastiques fortes. Le Biomorphisme attache un intérêt profond pour la Nature, beaucoup d'artistes ramassent et collectionnent des objets naturels. Il s'agit de recréer l'unité de l'univers par l'intermédiaire d'images analogiques qui reconstituent les liens rompus entre le monde et l'homme.
Étudier les principes de développement organique éloigne de la reproduction et ouvre le domaine de la transposition. C'est la leçon des phénomènes naturels, des objets vrais: qualités plastiques et énorme potentiel poétique. La matière garde la trace du temps et des forces
L'efficacité des méthodes naturelles de mises en forme, comme l'érosion, les concrétions, et la perfection des formes ainsi produites conduisent l'artiste à reconnaître la supériorité de la nature et à engager le dialogue avec elle dans un mélange d'humanité, d'humilité et de rivalité. Le Biomorphisme se joue entre création naturelle et conception intellectuelle. Il existe entre l'idée et l'émotion, entre la matière et l'esprit, entre la matière et la vie.
Le Biomorphisme est morphologiquement dominé par la ligne courbe, libre, sinueuse et souvent refermée pour créer des formes irrégulières. La ligne courbe symbolise l'évolution du temps, l'aléatoire, la contingence, la matière s'opposant à la ligne droite atemporelle et absolue.
La dimension combinatoire de la création s'impose dans des oeuvres semblant vouloir épuiser, sur le modèle de fantaisies morphologiques, toutes les possibilités d'associations d'un petit nombre de formes simples créées par l'artiste. La présentation en damier renforce l'impression d'inventaire des formes.
Les oeuvres les plus radicalement non représentatives, si elles sont produites par un artiste qui, consciemment ou non, saisit le caractère formel des structures naturelles, peuvent être fidèles à la nature dans le sens élargi d'une symbolisation de la forme naturelle.
On en arrive à l'élaboration d'un alphabet de signes plastiques. Le signe désignant un élément pictural envisagé à un stade sensoriel primaire où forme et sens sont indifférenciés. L'élément ni abstrait, ni figuratif, chargée d'une énergie innée, d'un potentiel, d'une signification provocante mais ambiguë, laisse la place à l'interprétation. Seule importe l'autonomie du langage pictural.
Biomorphisme les formes et le vivant
Spirale, vrille, coquillages et coquilles:
Courbe décrivant des révolutions autour d'un point fixe en s'en éloignant. Elle est présente à tous les niveaux de structuration de la matière ainsi que dans les réalisations humaines . Sa forme est la résultante et le signe de processus de croissance et crée dans une oeuvre une dynamique d'expansion, réversible qui plus est, si l'on revient au centre on inverse le sens et par conséquent la temporalité.
Galet:
Roulé par les vagues il se situe entre roc et sable, entre solide et fluide, il est matière intermédiaire. Il a beaucoup influencé la sculpture des années 1930. Il évoque l'idée de la préforme contenue dans le bloc que le sculpteur doit révéler. Les galets peuvent aussi être associés dans une composition pour glorifier un équilibre à la fois de pierres et d'humanité.
Silex:
La forme d'un besoin selon Onzenfant, forme préexistante et constante parfaite, universelle. L'attention se porte sur les effets de structure, de matières où les irrégularités évocatrices. L'interprétation anthropomorphique des formes apparaît clairement. Les principes de formation de masses minérales aussi bien en géologie qu'en anatomie introduisent une confusion des règnes qui étend à l'infini la gamme des associations possibles de ces formes fondamentalement ouvertes.
Main:
L'élément récurent du vocabulaire biomorphique, en positif ou négatif, remonte aux pratiques préhistoriques. Elle mime le contact sensuel ou violent, la préhension, la présentation, le jeu ou la communication.
Goutte:
Elle relève de mécanismes semblables de déformation en fonction des pressions intérieures et extérieures (voir les travaux d'A. Thompson « des algues microscopiques aux gouttes d'huile »). Une tension de surface, donc une force, détermine la forme définitive résultant d'un état d'équilibre passagé.
Empreinte:
Décalquer le réel, la roche, un tronc, de vieux murs et le sortir de son contexte ouvre de nouveaux univers.
Nuage, tache:
Formes plus vagues mettant en valeur des processus formels similaires d'extension et de diffusion. leur contours irréguliers prêtent à la rêverie et à l'interprétation. Ils symbolisent la liberté. C'est une réserve de formes en puissance, une source d'origine de figures inattendues selon Lebensztejn, on y décèle les figures de nos songes selon Hélion.
L'indétermination va naturellement de pair avec les mécanismes d'association et d'évocation sollicités par les tests de Rorschach.
Oeil, astre, planète:
Symptôme de la nécessité de renouveler le regard. L'homme a perdu la capacité de voir, ne pas imiter la nature mais la faire.
Oeuf, foetus, fruit, cellule:
Évoque la vie cellulaire, la renaissance, les cycles...
Os:
Ni ligne droite, ni courbe géométrique connue et pourtant une forme construite de toute évidence de manière systématique et conçue selon des règles défiant les travaux de recherches. Cette géométrie tenue en échec, malgré l'existence de lois et de systèmes de construction, coïncide parfaitement avec la suspension du Biomorphisme et se résout finalement dans l'idée des processus, des forces et de leurs traces.
Ossature:
C'est la recherche de structures dans l'oeuvre, par l'agglomération de formes assez nombreuses et surtout resserrées dans l'espace, déclinées selon la gamme de leurs variations.
Constellations:
Formes dispersées interagissant avec le vide, fragmentation, plurifocales, une suspension de motifs sur fond sans point de repères.
Puzzle, silhouette, profil:
Tension entre recherche formelle et référence à la nature qui caractérise le Biomorphisme. L'universel géométrique se transforme en singularité des formes biomorphiques.
Monstre:
Dans l'art ils se présentent comme un paradigme de l'imagination créatrice. Ils révèlent le côté faillible de la nature et le côté assemblage combinatoire, remettent en question le pouvoir de la vie à enseigner l'ordre et dénoncent sa contingence. C'est grâce aux « ratés » que l'on peut prendre conscience des lois qui régissent l'ordre. Les « ratés» se dressent face à la standardisation, à l'uniformisation.
Hybridations:
Foisonnement, accumulations d'éléments sans articulation visible, matière mal dégrossie, monstres fluides, formes molles, composites, variations, transgressions.
métamorphose
Engendrement, croissance, évolution, transformation. La vie est une métamorphose permanente selon Masson, la permanence est une illusion des sens. Transmutation, être animal-minéral-végétal, structure spiralée, métamorphose perpétuelle.
Concrétion:
Processus naturel de condensation, durcissement, coagulation, épaississement, croissance, solidification, caillage, précipitation autour d'un noyau, usure, érosion, éclatement, éléments martyrisés; fort potentiel poétique.
Auto-dévoration:
Symbole du cycle continu, unissant la vie à la mort, interrogation par assimilation, concaténation des formes.
Engendrement:
Création de formes semblables, reproduction et développement avec ressemblances et différences. récurrence, autonomie, développement spontané, l'art et le vivant ne font qu'un.
Croissance:
Mouvement de complexification par des effets de chevauchement, d'empilement de formes qui vont en diminuant ou en s'éclaircissant, multiplication.
Organisation rhysomatique:
Organisation qui associe plein et vide.
Conclusion
Des formes simples et irrégulières, abstraites et évocatrices, liées par des rapports de composition souples, dans des espaces construits et mouvants. Le Biomorphisme offre une alternative entre abstraction et figuration. Sa caractéristique plastique essentielle est l'oscillation et son incarnation dans la courbe libre, emblème d'une géométrie dynamique articulant la forme et la vie, une géométrie du vivant, des traces dans laquelle les lignes valent à la fois pour elles-mêmes et au delà, pour les forces et les processus dont elles découlent; une géométrie de la singularité enfin qui, loin de l'universalité de la droite, opte pour les sinuosités et leur variété.
bibliographie: le cercle et l'amibe de Guitemie Maldonado, collection l'art et l'essai / INHA
16:40 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : biomorphisme, art, peinture, sculpture, nature
17.01.2008
introduction à la fractalité
Introduction à la fractalité
« Pour mieux comprendre le monde, il faut regarder sa rugosité en face » B. Mandelbrot.
Historique
Benoît Mandelbrot fut le premier à déceler tout la richesse de l’outil fractal ; en 1961 il publie ses premières recherches sur ce concept novateur et ouvre ainsi la voie à une nouvelle vision de la nature. Dès lors, de nouvelles possibilités s’offrent pour tenter de décrypter la géométrie secrète du monde. Il lui faudra néanmoins encore 40 ans d’un travail acharné pour s’affirmer contre le scepticisme ambiant.
Génération fractale
Suivis par quelques mathématiciens (J.P. Kahane, B. Sapoval, M. Dekking) il y a une vingtaine d’années, les travaux de Benoît Mandelbrot font aujourd’hui de nombreux émules ; les fractales sont maintenant appliquées dans des domaines de plus en plus diversifiés : astrophysique, acoustique, physique, chimie, astronomie, géophysique, finances, physiologie, informatique, ingénierie… Elles sont en train de devenir indispensables à la compréhension de notre monde.
Rappel de définition
Un objet est dit fractal si ses parties contiennent le tout, autrement dit, si à différentes échelles on retrouve le motif de départ.
On parle de multi fractalité si l’image varie selon l’échelle considérée.
Les fractales sont des mesures qui permettent de calculer la surface ou le volume d’un objet complexe, voire d’un système dynamique.
La côte bretonne, l’écorce d’un arbre, la peau, ou encore les fluctuations boursières, la répartition des richesses et des ressources, la circulation routière : rien de lisse, rien de prévisible. La géométrie fractale est une branche des mathématiques conçue pour l’analyse, la compréhension et le calcul de ce genre d’information.
Or, l’analyse classique s’est toujours efforcée de dessiner un monde lisse, calme, aux contours précis : un monde parfait, un monde purement abstrait.
L’analyse fractale permet au contraire de rendre compte d’un monde plus « rugueux », chaotique, flou, fracturé, plus proche de la réalité.
Vers une approche artistique de la fractalité
Mon travail en peinture s’appuie sur l’étude des propriétés physiques liés au fluides : j’y intègre donc nécessairement les notions de hasard et de fractalité, d’imprévisibilité de la matière. En recherche d’une technique qui puisse recréer les processus formateurs de la nature, je pense m’apparenter davantage à l’alchimie qu’à la peinture académique.
M’inscrivant dans la perspective ouverte par les fractales, je tente d’étayer cette nouvelle vision de la nature d’un point de vue artistique.
12:45 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : art, peinture, eau, fractales, chaos, physique
introduction à l'art
Introduction à l’art
Il faut distinguer deux moments essentiels : la création et la contemplation de l’œuvre d’art.
Définition
L’art désigne toute production de la beauté par les œuvres d’un être conscient.
Art : en général, ensemble de procédés servant à produire un certain résultat :
-l’art s’oppose à la science, conçue comme pure connaissance indépendante des applications.
-l’art s’oppose à la nature, conçue comme puissance produisant sans réflexion.
Longtemps le mot « art » renvoyait indifféremment aux activités du technicien (l’artisan), du savant et de l’artiste. Au moyen âge l’artiste et l’artisan sont confondus. Ce n’est qu’à partir du 17è siècle que les beaux-arts se distinguent des techniques vulgaires. Les beaux-arts s’opposent désormais aux techniques utilitaires. C’est là un point où science et art peuvent se rapprocher. La science vise le vrai, l’art le beau en dehors de toute préoccupation directement utilitaire. L’art et la science cherchent à nous révéler un monde caché sous les apparences :
-la science cherche la structure intelligible au-delà de l’apparence sensible.
-l’art semble s’intéresser aux apparences fugitives, mais c’est pour en fixer ce qui mérite d’être éternisé, c’est pour en révéler les harmonies secrètes.
L’artiste et le savant ne copient pas le monde, ils le récréent.
Mais les arts relèvent de la finalité esthétique, les sciences de la finalité logique.
L’artiste est subjectif et le savant objectif. L’art est concret et la science abstraite dans le sens où elle résout une unité apparente en éléments abstraits.
Il y a LA science mais LES artistes. La science est une œuvre collective dont les résultats s’additionnent. Si Newton ne nous avait révéler les lois de l’attraction universelle quelqu’un d’autre l’aurait fait mais si Léonard de Vinci n’avait pas peint la Joconde, personne ne l’aurait peint à sa place
.
La science est un devenir, l’art est un perpétuel recommencement.
L’attitude du savant est analytique, il explique le complexe par le simple.
La visée de l’artiste est synthétique, il amène à la pleine clarté cette finalité qui organise le chaos des apparences ; en donnant aux choses une signification, il crée de la matière spirituelle.
La science sait désagréger l’atome, faire sauter la planète mais pas encore animer une cellule, elle est plus forte pour détruire que pour créer.
L’art au contraire, en recréant un monde pour notre joie, est peut être plus fidèle à l’élan secret de l’univers, à sa vivante unité.
L’artiste voit la nature non pas comme elle est mais comme il est. Comme disait Verlaine, « l’art c’est être absolument soi même ».
L’artifex, c’est l’homme incarnant une idée, fabriquant un être que ne fournit pas la nature, un artefact. Mais ou bien cette création est subordonnée à nos fins pratiques ; ou bien elle nous subordonne à des fins idéales et satisfait, si l’on peut dire, des besoins non utilitaires : d’où par hybridation de ces caractères primitifs de l’art, l’aspect magique, superstitieux, idolâtrique qu’il a pris aux débuts mêmes de l’humanité ; d’où le dévouement, la dévotion de l’artiste à son œuvre ; d’où le culte mystique de l’art chez les plus civilisés.
La classification des arts
La classification traditionnelle oppose les arts plastiques (architecture, peinture sculpture) qui occupe l’espace et les arts rythmiques (danse, musique, poésie) rattachés à la notion de temps. Mais cette classification semble erronée et il existe d’autres formes de classification ; en fonction des sens (tactilo-musculaire, la vue, l’ouie, synthèse visuelle et auditive), pour Alain, les arts de société et les arts solitaires, pour Souriau une classification à deux principes (d’abord distinction des lignes, volumes, couleurs, luminosité, mouvements, sons articulés et sons musicaux puis distinction entre les arts du premier degré (non représentatif) et les arts du second degré (représentatif)).
L’esthétique, le beau
L’esthétique, du grec aisthésis, sensation, sentiment. Le terme apparaît au 18è siècle.
Le sens actuel de l’esthétique, c’est la réflexion philosophique sur le sentiment du beau, sur le goût et sur l’art en général
Chez Kant l’esthétique est la philosophie de la sensation et de ses « formes a priori », l’espace et le temps. Pour lui, le beau est l’accord de l’imagination et de l’entendement alors que le sublime provient de leur antagonisme. Le sentiment du beau porte sur un objet limité ; le sentiment du sublime sur un objet illimité. Les deux aspects du sublime sont pour Kant le ciel étoilé au dessus de lui et la loi morale en lui.
Pour Hegel, le beau résulte de l’accord entre l’idée et les signes qui le manifestent, alors que le sublime résulte de leur disproportion.
Pour Guyau, le beau est une perception ou une action qui stimule en nous la vie sous ses trois formes, sensibilité, intelligence, volonté, et produit le plaisir par la conscience rapide de cette stimulation générale.
Selon Platon, l’art n’est pas une illusion parce qu’il est une allusion. La beauté sensible, dans la théorie platonicienne, est un reflet de l’idée et l’artiste est comme le messager d’un monde réel caché sous les apparences. Pour comprendre ceci il faut rappeler la métaphysique platonicienne de la chute. L’âme avant son incarnation vivait parmi les idées pures , illuminée par la vérité de l’Être. Depuis qu’elle est tombée dans le corps, qui est pour elle une prison (sôma, sêma), sa vision s’est obscurcie. L’expérience esthétique apparaît alors comme la démarche la plus accessible de l’âme qui s’efforce de reconquérir le monde des idées. Le beau signifie alors autre chose que son apparence, il signifie l’Idée. Il en est de toutes les formes d’art comme du mythe : l’art est l’expression , sous le déguisement du concret et du sensible de l’idée pure.
.
Incontestablement la beauté d’une œuvre n’est pas relative à un sentiment subjectif ou collectif. Elle prétend avoir une valeur universelle. Il s’agit d’une universalité de droit, non de fait qui n’est nullement démentie par cet accident qu’il y a des œuvres incomprises. Beaucoup de gens ne comprennent rien aux mathématiques et pourtant elles sont vraies et universelles. L’universalité du beau se reconnaît à ceci que l’œuvre vraiment belle continue à trouver des admirateurs dans le public éclairé, même lorsque les conditions psychologiques et sociales de son éclosion sont dépassées.
On ne doit pas juger la valeur esthétique d’une œuvre sur sa vérité philosophique ou ses intentions morales. L’artiste n’est pas un messager. Sans exclure systématiquement l’art engagé (qui, par ailleurs, peut être réellement esthétique), ce n’est pas « l’engagement » d’une œuvre qui constitue sa valeur proprement artistique.
La création artistique
Création signifie joie, pour Bergson, « plus riche est la création plus profonde est la joie ».
La première règle qui régit l’art, surtout picturale, fut d’imiter la nature. Le premier critère fut celui de la ressemblance, mais finalement les œuvres d’art séduisent moins par leur conformité au réel que par la stylisation qu’elles lui imposent. L’art n’est pas une imitation de la nature. L’art sous tous ses aspects, est donc une transposition et non pas un reflet du réel. Il est la promotion, l’instauration d’un autre monde, « l’étonnante alchimie par laquelle les formes deviennent style » selon Malraux. La beauté d’une œuvre d’art n’est pas la reproduction d’une valeur impliquée dans la nature mais la création d’une valeur de beauté spécifique et originale.
La création d’une œuvre d’art de valeur exige autre chose que l’application de recettes.
Dans la création artistique il y a le rôle de l’inspiration, celui de l’émotion et enfin celui de l’imagination.
Certains pensent que la création artistique ne dépend que de l’inspiration, d’autres pensent que seul le travail permet de créer, d’autres enfin pensent que la création résulte d’un mélange d’inspiration et de travail.
Pour Malraux l’art relève moins de l’émotion que de la volonté, ceci l’amène par exemple à nier la valeur des dessins d’enfants car dit il : « l’enfant n’est pas un artiste car son talent le possède, et lui ne le possède pas ».
Il y a différents types d’imagination :
-l’imagination constructive basée sur des données concrètes pour aboutir à des types universels.
-l’imagination émotive et anesthésique basée sur le rythme de l’artiste.
-l’imagination analytique et intuitive basée sur l’observation de conduite individuelle.
Nietzsche disait : « en réalité, l’imagination du bon artiste produit constamment du bon, du médiocre et du mauvais. Mais son jugement extrêmement aiguisé choisit, rejette, combine ».
La création artistique est donc un phénomène complexe et même parfois contradictoire.
Il existe différents facteurs de création :
3 facteurs généraux :
-l’originalité.
-la spontanéité.
-la productivité.
3 conditions siné qua non :
-l’intérêt attaché.
-l’imagination créatrice.
-la secondarité (le retentissement durable et ordonné de toute expérience).
3 formes de production :
-l’actualisation brusque et soudaine.
-la rumination consciente ou semi consciente..
-le raisonnement ou travail conscient.
Alain explique : « la loi suprême de l’invention humaine c’est qu’on invente rien qu’en travaillant ».
Approche psychologique et sociale de la création artistique
Les pulsions qui s’esthétisent en images sont celles qui, refoulées, n’ont pu se traduire en actes. La création est une transposition des passions sur un plan supérieur, une sublimation. Comme l’a bien vu Malraux, le style imprime la marque de l’homme libre sur la vie qui d’abord l’écrase et chaque œuvre d’art témoigne d’une servitude domptée : « L’art est un anti-destin ».
Selon M.Parodi, l’activité esthétique serait apparentée à l’idée de jeu, et s’opposerait à l’activité utilitaire et intéressée. Mais dire que l’art est un jeu ne signifie pas qu’il soit futile, il répond à une espèce de nécessité. L’art est un jeu, mais un jeu où résultent des œuvres, et, de ce fait, il est très différent du jeu des enfants. L’art n’est pas un jeu pour tout le monde : pour le spectateur sans doute, mais pas pour l’acteur qui gagne sa vie.
Notons aussi que dans les états tyranniques où la liberté est bannie, l’art redevient aussitôt un service social ou une fonction politique.
La contemplation esthétique
L’art a pour fonction de provoquer en nous des émotions, de nous toucher. L’émotion esthétique est rendue possible par un double mouvement : celui de l’attention qui concentre, celui de l’imagination qui disperse, relâche et détend.
Les œuvres d’art nous apprennent à goûter certaines réalités de la nature auxquelles nous serions restés indifférents.
La contemplation esthétique, c’est l’invasion d’une réalité obsédante et exclusive, c’est la présence en soi d’une valeur de beauté qui éclipse tout le reste.
Les arts « d’assouvissement » (genre roman à l’eau de rose, photo érotique) disait Malraux sont des « anti-arts ». La valeur esthétique d’une œuvre n’a guère de rapports avec son succès auprès du grand public.
La nature morte qui donne envie de manger, le nu qui réveille le désir sexuel perdent pour Kant leur qualité d’œuvre d’art. Les œuvres d’art, objets d’une contemplation désintéressée, nous délivrent de nous même, de la tyrannie de nos désirs
12:40 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : art, peinture, eau, science, artisan, sculpture
Introduction sur le hasard
Introduction sur le hasard
~hasard, du mot arabe azzar, jeu de dés 1er sens en français, au 16è siècle hasard prend le sens d'élément fortuit.
~aléatoire, du latin aléatorius qui concerne le jeu, d'aléa jeu de dés au 16è aléatoire signifie soumis au hasard puis au 19 è il prend le sens d'incertain, au 20è il apparaît en math avec la formalisation du calcul de probabilités (variable aléatoire).
Tout ce qui existe dans l'univers est le fruit du hasard et de la nécessité (Démocrite).
Le hasard, ou contingence, incertitude, aléatoire, s’oppose au déterminisme, à la prédictibilité.
On peut répertorier plusieurs types de hasard :
~l’aléatoire du jeu de dés du à l’imprévisibilité, mais dont les contraintes peuvent ou pourront être maîtrisées.
~la coïncidence absolue chère à Cournot, coïncidence de 2 chaînes causales différentes, c’est l’exemple de la tuile qui tombe sur la tête du passant (d’autres tel que Jung la rattache à l’inconscient, c’est la notion de synchronicité)
~le hasard quantique (le principe d’incertitude d’Heisenberg) du à l’imprévisibilité du monde microscopique, dont les paramètres sont si nombreux qu’ils ne seront jamais maîtrisables, ce sont donc tous les systèmes dynamiques qui évoluent dans le temps, cela rejoint la théorie du chaos et les dépendances sensitives aux conditions initiales.
Disons qu’il existe ;
~un pseudo hasard subjectif lié aux limites de la connaissance humaine qui rejoint les notions philosophiques de libre arbitre, de finalisme, de nature projective bref de la relation de l’homme à la matière. De toute façon si la nature est projective rien ne dit que l’être humain en soit la finalité.
~un vrai hasard objectif celui de la physique quantique, de la biologie moléculaire qui opère dans la nature au niveau de l’infiniment petit qui s’oppose au déterminisme de Newton (mais il n'y a pas incompatibilité logique entre déterminisme et hasard puisque l'état d'1 système à l'instant initial, au lieu d'être fixé de manière précise, peut être distribué selon une loi de hasard).
Le seul à priori de la science est le postulat d’une nature objective. Il est à jamais indémontrable, aucune expérience ne peut prouver la non existence d’un projet dans la nature. La stratégie fondamentale de la science dans l’analyse des phénomènes est la découverte des invariants. De la théorie cellulaire à la physique quantique se révèle la rigoureuse unité à l’échelle microscopique, du monde vivant tout entier et dans cette diversité infinie des phénomènes singuliers, la science ne peut chercher que les invariants.
Le chaos classique, l’incertitude quantique, le théorème d’incomplétude introduisent du hasard dans l’univers. L’exploitation scientifique du hasard a commencé avec Blaise Pascal, Pierre Fermat, Christian Huygens et Jacques Bernoulli par l’analyse des jeux dits de hasard qui donna lieu aux calculs des probabilités. Le passage de l’incertitude à la quasi certitude, qui se produit si l’on observe de longues séries d’évènements ou de grands systèmes, est un thème essentiel dans l’étude du hasard. Au début du vingtième siècle, Ludwig Boltzmann et J Williard Gibbs parlent de hasard domestiqué et rendu indispensable à la compréhension de la matière, le chaos moléculaire, c’est beaucoup de hasard dans un tout petit volume.
La biologie moderne reconnaît que toutes les propriétés des êtres vivants reposent sur un mécanisme fondamental de conservation moléculaire : l’évolution n’est nullement une propriété des êtres vivants puisqu’elle a sa racine dans les imperfections mêmes du mécanisme conservateur, qui lui, constitue bien leur unique privilège. L’événement microscopique, l’accident singulier, une fois inscrit dans l’ADN est multiplié par milliards. Tiré du pur hasard, il entre dans celui de la nécessité, des certitudes implacables, car c’est à l’échelle macroscopique, celle de l’organisme qu’opère la sélection. Elle opère en effet sur les produits du hasard, et ne peut s’alimenter ailleurs ; mais elle opère dans un domaine d’exigences rigoureuses dont le hasard est banni. C’est de ces exigences, et non du hasard, que l’évolution a tiré, ses orientations généralement ascendantes, ses conquêtes successives, l’épanouissement ordonné dont elle semble donner l’image. Les seules mutations acceptables sont celles, qui ne réduisent pas la cohérence de l’appareil téléonomique, qui renforcent l’orientation déjà adoptée et plus rarement qui enrichissent de possibilités nouvelles. Le niveau téléonomique d’une espèce donnée correspond à la quantité d’information qui doit être transférée, en moyenne par individu, pour assurer la transmission, à la génération suivante, du contenu spécifique de l’invariance reproductive de l’espèce, c’est à dire son patrimoine génétique.
La physique considèrent les altérations du texte génétique (inversion, répétition, translocation ou fusion de segments de la séquence d’ADN) comme accidentelles, dues au hasard. Elles sont la seule source possible de modifications du texte génétique, seul dépositaire à son tour des structures héréditaires de l’organisme. Il s’ensuit donc que le hasard seul est à la source de toute nouveauté, de toute la création de la biosphère. Le hasard pur, le seul hasard, liberté absolue mais aveugle, à la racine même du prodigieux édifice de l’évolution. C’est la seule hypothèse concevable et compatible avec les faits d’observations et d’expériences.
Une illustration de l’inépuisable richesse de la source du hasard est le système de défense de l’organisme : L’organisme est capable de former des anticorps adaptés à pratiquement n’importe quel motif stérique naturel ou synthétique. Il est établi aujourd’hui que la structure de l’anticorps ne doit rien à l’antigène. Il existe des cellules spécialisées qui fonctionnent à la manière d’une roulette génétique ultra rapide sur des segments de la structure des anticorps. A la base d’un des phénomènes d’adaptation moléculaire les plus précis que l’on connaisse on trouve une source « au hasard ». Il est clair que seule une source « au hasard » pouvait offrir à l’organisme des moyens de défense « tous azimuts ».
Dans les années cinquante les scientifiques pensaient que « l’ultima ratio » de toutes les structures et performances téléonomiques des êtres vivants était enfermé dans les séquences de radicaux des fibres polypeptidiques (protéines globulaires), En un sens très réel, c’est à ce niveau d’organisation chimique que gît, s’il y en a un, le secret de la vie. Et saurait on seulement décrire ces séquences, mais aussi énoncer la loi d’assemblage à laquelle elles obéissent, on pourrait dire que le secret est percé, « l’ultima ratio » découverte. On connaît aujourd’hui des centaines de séquences, correspondant à des protéines variées, extraites des organismes les plus divers. De ces séquences, et de leurs comparaisons systématiques aidées des moyens modernes d’analyse et de calcul, on peut aujourd’hui déduire une loi générale : c’est celle du hasard ! Pour être plus précis, ces structures sont au hasard en ce sens que connaissant exactement l’ordre de cent quatre vingt dix neuf résidus dans une protéines qui en compte deux cents, il est impossible de formuler aucune règle, théorique ou empirique, qui permettrait de prévoir la nature du seul résidu non encore identifié par l’analyse. Dire qu’une séquence d’aminoacides est au hasard ne revient nullement à un aveu d’ignorance, c’est une constatation, un fait.
En fait une des clés de la vie c’est le temps, c’est lui qui permet à la nature de tout essayer au hasard (mais un hasard qui obéit à des lois physiques strictes), c’est la sélection naturelle qui choisit et l’invariance reproductive qui fabrique.
Pourtant, derrière tous les écoulements turbulents et tous les mouvements hasardeux des fluides, une sorte de contrainte se fait sentir. Le désordre semble canalisé à l’intérieur de motifs construits sur un même modèle sous jacent (attracteur étrange). Les constantes fondamentales, il en existe moins de quinze, ainsi que les conditions initiales de la création de l’univers, semblent avoir été réglées avec une précision vertigineuse. La probabilité mathématique pour que l’univers ait été engendré par hasard est pratiquement nulle. L’univers semblerait ne pas contenir de hasard mais divers degrés d’ordre suivant une certaine hiérarchie.
La physique quantique abolit la distinction entre champ et particule, entre matière et au-delà. Une particule n’existe pas par elle même, mais uniquement à travers les effets qu’elle engendre nommés champ. La réalité essentielle, fondamentale est un ensemble de champs qui interagissent en permanence entre eux. Les objets qui nous entourent sont des ensembles de champs (champ électromagnétique, champ de gravitation, champ protonique, champ électronique) et au sens strict un champ n’a pas de substance autre que vibratoire. Tout ce que nous croyons sur l’espace et le temps, tout ce que nous imaginons à propos de la localité des objets et de la causalité des évènements, ce que nous pouvons penser du caractère séparable des choses existant dans l’univers, tout cela n’est qu’une immense et perpétuelle hallucination. Le réel est sous tendu par des champs donc, au premier rang desquels nous rencontrons un champ primordial, caractérisé par un état de supra symétrie, un état d’ordre et de perfection absolus.
L’expérience du pendule de Foucault en 1851 nous apprend que le comportement du pendule est déterminé par l’univers dans son ensemble et non pas seulement par les objets célestes qui sont à proximité de la terre. Il existe une interaction mystérieuse entre tous les atomes de l’univers sans aucun échange d’énergie ni aucune force, mais qui connecte cependant l’univers en une seule totalité. Teilhard de Chardin expliquait : « en chaque particule, atome, molécule, cellule de matière, vivent cachées et oeuvrent à l’insu de tous, l’omniscience de l’éternel et l’omnipotence de l’infini
E Schrödinger tenta de montrer les limites des idées probabilistes avec son paradoxe du chat à moitié mort et à moitié vivant.
Pour remédier au paradoxe de Schrödinger, un autre physicien H Everett élabora la théorie des univers parallèles où nous aurions donc des divisions d’univers à chaque saut quantique. Théorie peut recevable puisqu’il y aurait une infinité d’univers, lequel serait l’original ? L’interprétation de Copenhague apporte une variante à la théorie des univers parallèles, ceux ci ne seraient que potentiel, ce serait donc l’acte d’observation et la prise de conscience qui infléchiraient et détermineraient la réalité. Ce serait donc la souveraineté de l’esprit sur la matière.
Si l’on admet que c’est l’observation qui fait s’effondrer tous les univers possibles en un monde unique : Qui observe ? Cet observateur à la fois unique et transcendant est indispensable à l’existence et à l’accomplissement de notre univers.
La physique quantique qui naquit en 1927 au congrès de Copenhague pourrait bouleverser la philosophie, il s’agit de faire une synthèse entre spiritualisme et matérialisme, tenter de concilier réalisme et idéalisme, c’est la notion de « métaréalisme » développée par Jean Guitton et les frères Bogdanov (2).
Le spiritualisme qui s’oppose au matérialisme est une doctrine sur l’être qui nie une origine matérielle à l’esprit humain. Pour les spiritualistes la pensée est une donnée antérieure à la matière. Pour les matérialistes, la réalité a une dimension strictement mécanique, l’esprit n’a aucune existence indépendante, aucun rôle.
L’idéalisme qui s’oppose au réalisme est une théorie de la connaissance. Pour les idéalistes le réel est inaccessible, on ne sait même pas s’il existe, seules existent les perceptions que nous en avons. Pour les réalistes le monde a une réalité objective, indépendante de l’observateur et nous le voyons tel qu’il est.
La théologie pourrait également se remettre en cause, il serait temps de tenter d’unifier la foi et le savoir. La science pourrait elle nous conduire à Dieu?
Le hasard joue un rôle central dans la compréhension de la nature des choses, le chaos limite le contrôle intellectuel que nous avons de ce monde. L’évaluation correcte du hasard et de la prédictibilité sont important dans la vie.
L’homme a le sentiment d’être libre et de tout maîtriser, il cherche à s’expliquer le monde et sa présence. L’homme se veut nécessaire, inévitable, ordonné de tout temps. Il veut abolir le hasard. Toutes les religions, beaucoup de philosophies, même une partie de la science témoignent de l’inlassable, héroïque effort de l’humanité niant désespérément sa propre contingence.
Quelle quantité de hasard l’homme est il prêt à supporter ? Il est temps de comprendre que l’on ne peut pas tout maîtriser, il faut savoir lâcher prise, flâner tout en étant attentif et croire en le hasard positif.
Cette notion de hasard, qui en philosophie se développe autour du thème du bonheur, du libre arbitre de l’homme et de l’existence d’une entité organisatrice que les théologiens appelle Dieu, qui s’exprime dans la théorie du chaos pour les physiciens, se retrouve aussi dans la théorie de la complexité chez les anthropologues, sociologues et psychologues (l’école de Palo Alto avec P Watzlawick, l’école anglaise avec le principe de L Peter, la loi de EC Parkinson, l’école d’autosuggestion de E Coué, la théorie sur la prophétie d’Œdipe de K Popper, le modèle comportemental de collusion, les conduites d’évitement).
- Cette théorie de la complexité s’appuie sur la théorie des jeux. Il existe 2 catégories de jeux :
- Ceux dont la somme gain-perte est égale à zéro : ce que l’un perd, l’autre le gagne.
- Ceux dont la somme gain-perte est inférieure ou supérieure à zéro : tout le monde perd ou gagne
Les associations humaines ne sont pas des jeux à somme zéro, les 2 partenaires peuvent perdre (lors d’une grève), mais les 2 peuvent aussi gagner si aucun d’eux n’est obsédé par l’idée qu’il faut vaincre l’autre pour ne pas perdre soi même.
L’homme comme l’animal à tendance à considérer une solution comme définitive, valide à tout jamais. Naïveté qui aveugle l’homme sur le fait qu’il existe toujours un certain nombre d’autres solutions possibles et envisageables voire préférables. D’où des solutions de plus en plus obsolètes, des situations plus en plus désespérées, un inconfort croissant pour l’individu persuadé qu’il n’existe nulle autre solution ; il persiste : IL FAUT INSISTER et il continue à s’enfoncer dans son malheur.
La plupart des proverbes ont leur contraire, c’est là un grand paradoxe.
Il y a toujours une autre raison, cause ou solution que celle à laquelle on pense, arrêtons donc de développer de la paranoïa.
Notre monde est censé être le seul, le vrai, le meilleur, les autres se trompent ! Non ils sont juste différents. Il faut arriver à être accepté tel que l’on est par quelqu’un dont on accepte ce qu’il est.
La pré condition au malheur, c’est la capacité de l’homme à empêcher sa main droite de savoir ce que fait la main gauche. Pour faire son propre malheur il suffit de glorifier et ruminer le passé s’enfoncer dans le regrets ou penser que l’on peut recommencer une histoire terminée, sombrer dans une drogue palliative pour fuir la réalité, et surtout il suffit d’insister et se convaincre soi même en restant dans sa propre paranoïa enfermé dans l’idée qu’il n’y a pas d’autres solutions. Rappelons nous avec Karl Popper qu’une idée, pour peu que l’on s’y accroche avec conviction peut finir par produire sa propre réalité
Toutes ses études tendent à conclure que l’homme est l’artisan de son propre malheur et peut donc tout aussi bien créer son bonheur. L’homme est malheureux car il ignore qu’il est heureux.
Les gouvernements modernes auraient-il grand besoin de l’impuissance et du malheur des peuples pour leur développement économique et leur prospérité ?
La situation est désespérée et la solution désespérément simple.
La règle simple pour que tout aille bien : loyauté, tolérance et confiance.
12:35 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hasard, art, philosophie, peinture, eau
25.11.2007
Projet Lyon - Gerland 2003 / Les Biotechnologies...
Travail commandé par la Cité de la Création à Lyon.
Thème imposé: les biotechnologies.
fournir une maquette au 1/10è du projet final.
fond vert carton à dessin imposé.
dimension 15 cm * 60 cm imposée.
la Biotechnologie, définition:
technologie visant à provoquer et à diriger, en
laboratoire, des transformations d'une substance organique
en 1 ou plusieurs autres par l'action des micro-organismes,
en vue d'en préparer l'utilisation industriel.
Réflexion personnelle:
L'Homme, l'être vivant avec le niveau de conscience le plus développé
de la nature sait que toute invention amène du positif et du négatif.
Dans sa course effrénée vers le progrès, l'Homme
devrait savoir mesurer les dangers et devrait placer la morale et
le respect de la vie avant la rentabilité.
Toile monumentale de 1,5 m par 6 m commandée par la Cité de la Création à Lyon et installée près du Stade Gerland.
10:40 Publié dans Débat/Forum | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : biotechnologies, eau, art, peinture, lekeuch, keuchel, biomorphisme
24.11.2007
Quelle eau boire?
L’Exploitation irraisonnée :aberrations du système … Hypocrisie ?
Grand paradoxe des eaux minérales : l’eau minérale est-elle un médicament ou un produit de grande consommation ? Nous faut-il une ordonnance pour la consommer ou peut-on la trouver dans tous les supermarchés ?
Les sels minéraux contenus dans les eaux dites minérales sont des petits cailloux dissous dans l’eau sous forme d’ions amorphes très faiblement assimilables par l’organisme qui doit donc les éliminer par diurèse, ce qui augmente les risques de calculs rénaux.
Un rapport très discret de la société des Eaux d’Evian indique en conclusion que moins une eau est minéralisée plus elle est diurétique.
Attention, ne confondons pas eaux minérales en bouteille et cure d’une eau thermale particulière. Il existe différents types d’eau minéralisée qui agissent sur différents problèmes de santé très spécifiques : et ces cures nécessitent une ordonnance médicale et ne doivent pas dépasser vingt et un jours. De plus l’eau consommée par les malades est prélevée directement à la source ce qui lui confère une vitalité qu’une eau stockée en bouteille perd en quelques jours…
L’eau est un nettoyeur cellulaire, un draineur lymphatique, l’eau est surtout bonne pour ce qu’elle emporte et non pour ce qu’elle apporte.
Les apports se font par l’alimentation « solide ». Ce sont les oligo-éléments et les complexes organométalliques qui sont assimilables. L’intermédiaire nécessaire est le végétal, c’est lui qui transforme au second degré les minéraux.
Alors quelle eau consommer au quotidien ?
Celle du robinet, fraîche, tirée chaque jour si vous êtes parmi les rares chanceux qui aient encore accès à une eau de bonne qualité, sinon le seul moyen efficace pour consommer une eau pure est de la filtrer soi même à l’aide d’un système d’osmose inverse. Si vous préférez acheter l’eau en bouteille (mais c’est plus cher et moins efficace), préférez les eaux de sources aux eaux minérales surdosées en sels minéraux. Sachez que vous trouvez les renseignements concernant cette minéralisation très facilement sur la bouteille, il suffit de lire le nombre en mg des résidus à sec à 180 degré, il doit être inférieur à 150. Les indications sur le pH et sur la résistivité Rh2 sont parfois aussi mentionnées, une bonne eau de consommation doit avoir un pH légèrement inférieur à 7 et un Rh2 compris entre 24 et 28.
Les boissons gazeuses sont à proscrire : outre le problème du sucre, ce sont des boissons oxydantes très néfastes pour l’équilibre du potentiel électrique du corps. Préférer le thé vert avec du miel, ou de l’eau tout simplement.
17:40 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : eau, lekeuch, keuchel, écologie
L'Eau, agir en terrien responsable.
Agir en Terrien responsable…
Quelques données actuelles (2004) Cela s'est aggravé depuis!
La mauvaise qualité de l’eau de consommation est la première cause de mortalité dans le monde.
-22000 personnes meurent chaque jour à cause d’une mauvaise qualité de l’eau consommée !
-5 millions d’enfants meurent chaque année à la suite de l’absorption d’une eau polluée.
-1,2 milliards de personnes dans le monde n’ont pas l’eau courante.
-2,6 milliards de personnes dans le monde ne sont pas raccordés à un réseau d’assainissement.
Bien sûr ce tiers de la population mondiale est surtout présente en Afrique qui est paradoxalement le continent qui contient le plus de réserves d’eau. Le problème, c’est bien sûr le financement, comme toujours. Mais la solution existe et elle est simple : installer un puit avec une pompe dans chaque village et surtout former la population locale. Il faut donc multiplier les micro expériences.
Selon les engagements pris par Chirac en 1997 au sommet mondial de la Terre,
Selon les engagements pris par le G8 en 2000 pour le troisième millénaire :
En 2015 nous aurons réduit de moitié les problèmes de l’eau et de la pauvreté dans le monde,
En 2025 tout le monde sur cette planète aura accès à de l’eau pure…
Ces engagements sont réalisables financièrement, mais si on les compare au rythme des efforts consentis actuellement par le G8, le FMI et la banque mondial cela ne se réalisera pas avant 2147 !
Afin que les gouvernements tiennent les engagements qu’ils ont pris en notre nom il faut, et c’est une condition sine qua non, leur rappeler ! Leur rappeler qu’ils ne représentent pas uniquement le MEDEF, la Banque Mondiale ou l’OMC mais l’ensemble de la population qui a voté pour eux. L’opinion publique doit se réveiller, sinon les politiciens ne feront jamais rien, leur horizon personnel est trop court, au plus loin c’est la prochaine élection présidentielle. Alors, parlez-en autour de vous, parlez-en à vos élus, plus nous serons nombreux à nous élever plus nous aurons une chance d’être entendus et d’imposer une action à ceux qui nous « représentent » qui décident pour nous et qui dépensent l’argent public. C’est tout de même la population qui possède l’arme absolue : le Boycott.
Dans notre quotidien, par quelques gestes simples nous pouvons aussi contribuer à réduire le gaspillage que font nos grandes sociétés capitalistes de l’eau, cet or bleu, loin d’être inépuisable :
-Prendre une douche (30 l) plutôt qu’un bain (150 l).
-Ne pas laisser couler l’eau inutilement lors d’une douche, d’un brossage de dent, lorsque l’on fait la vaisselle ou toute autre activité qui nécessite ce précieux élément…
-Ne pas laver sa voiture trop souvent.
-Préférer l’arrosage par irrigation que par projection aérienne (70% d’évaporation).
17:35 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eau, lekeuch, keuchel, écologie
21.11.2007
Olivier Keuchel
Né le 10 mars 1969 en Allemagne, vit en France depuis 1973.
Contact : 06 72 95 16 41
alchimiste plasticien
Peinture biomorphique
En recherche sur le rapport entres les lois de l’eau et les formes du vivant, je ne peins pas la réalité avec des techniques académiques ; mon intention est de reproduire les processus formateurs de la nature, en utilisant les mouvements et les propriétés de l’eau, des fluides en général.
Mon travail intègre également la notion d’aléatoire : ce fameux hasard qui échappe à l’homme mais qui se trouve régi par les lois physiques universelles, cette roulette créatrice qui opère dans la nature à toutes les échelles.
La nature est donc ma source d’inspiration ; de l’état microscopique à l’état macroscopique, j’explore les similitudes de formes qu’elle exécute.
La « traduction » esthétique de ce langage naturel et de sa beauté, pour moi magiques, est devenue ma pierre de touche.
Principales Expositions
1997
Exposition "Aquallucinations" à la galerie Grand Angle à Vienne (Isère).
1999
New - York, couverture du 1er livre d' un astrologue américain Short hand of the soul (édité à Londres).
2002
Travail in situ "Aquallucinations à la ferme aux crocodiles" à Pierrelatte dans la Drôme.
Exposition au 3ème festival d'art singulier à Banne en Ardèche.
2003
Exposition de groupe à la Calade à St Paulet de caisson.
Collaboration à la Conception d'un projet de peinture murale, Lyon 7ème avec Mr G. Coudène de la Cité de la Création 69600 Oullins.
Exposition personnelle dans l'espace V.M. à Grenoble.
24 h de performance "marathon d'art de l'Isle sur Sorgue".
2004
Exposition personnelle dans l'espace Boris Vian à St Etienne.
Exposition de groupe au salon des artistes indépendants de Lyon.
Exposition personnelle dans l'espace CO2 à Nissan.
Exposition personnelle au Périscope à Montpellier.
2005
Exposition personnelle en Avignon.
Exposition personnelle sur le chemin des artistes à l’abbaye d’Alet les bains dans l’Aude.
Exposition de groupe avec L. Laussedat, V. Born, Jakusha, P. Marquès…aux Nissanades
Exposition Jazz-peinture quantique pour l’année mondiale de la physique à Grenoble (E.S.R.F et C.N.R.S) avec S Damiano et Renaud
2006
Exposition personnelle à Narbonne à la Maison des Potes
Exposition personnelle à Paris
Exposition personnelle au musée des arts simples à Cébasan
Exposition de groupe à la galerie Sépia à Minerve
2007
Exposition personnelle à Colombiers
Exposition personnelle à Narbonne à la Maison des Potes
Exposition de groupe à la galerie Sépia à Minerve
10:35 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : peinture, art, exposition, lekeuch, keuchel, biomorphisme
Biomorphisme:
BIOMORPHISME
Du chaos, de l’aléatoire de l’inconscient et de l’universel dans l’art , et dans la peinture en particulier
Ma peinture est issue d’une recherche sur le rapport entres les lois de l’eau et la genèse du vivant. J’utilise les mouvements et les propriétés de l’eau, des fluides en général.
Diffusion, dispersion, dissipation, dilution, absorption, fractalisation, expansion sont à la base de ma peinture. Je ne cherche pas à reproduire la réalité avec des techniques académiques, j’essaye de comprendre les processus formateurs de la nature. Je progresse à l’aide de divers effets spéciaux, acquis de manière empirique, notés, répertoriés et vérifiés à différentes échelles, par la réitération des mêmes opérations, tel un alchimiste. Ma technique s’affine régulièrement, je fabrique mes propres outils afin de reproduire un même effet à différentes échelles.
La magie de l’eau se mêle au fruit du hasard : il y a une sorte de magie qui s’opère entre les différentes densités de la peinture combinée à l’eau, aux lois propres de l’eau et aux lois physiques. J’utilise cet aléatoire, celui là même qui opère dans la nature, ce fameux hasard, bien maîtrisé et régi par les lois physiques universelles. Les formes qui s’accomplissent jusqu’au séchage complet, sont issues de lois physiques qui régissent les fluides, celles-là mêmes qui concourent à engendrer toutes les formes du vivant.
La diversité est une des règles de la nature. La complexité n’est pas la complication mais la répétition et la combinaison d’éléments simples en structures de plus en plus complexes. La nature dans son ensemble est régie par une harmonie mathématique (nombre d’or, nombres de Fibonnaci et de Lucas, les fractales…). De l’état microscopique à l’état macroscopique, on retrouve des similitudes de formes. De l’infiniment petit à l’infiniment grand : minéral, végétal, animal, humain tout ne fait qu’un et obéit à quelques lois physiques.
C’est en considérant l’ensemble des phénomènes que l’homme aura les meilleurs chances de comprendre ce monde et de prendre les bonnes décisions.
Une méthode empirique continûment appliquée, en englobant tout ce qui est accidentel, parcourt vraiment dans sa totalité le cercle qui la limite, et se propose au théoricien, lorsqu’il a la vue claire et le cœur loyal, comme un tout hautement achevé. Goethe
Le biomorphisme rappels historiques
Alfred Cort Haddon utilise le mot « Biomorphisme » pour la première fois dans son ouvrage « Evolution in art » publié en 1895. Le Biomorphisme est une tendance artistique qui se manifeste au cours de la première moitié du XXe siècle, il ne désigne pas un groupement artistique, il n'a eu ni chef de file ni manifeste.Les œuvres de cette tendance ont l'aspect de la vie, elles sont dotées de formes végétales, animales ou humaines. Visuellement les courbes et les lignes souvent irrégulières sont omniprésentes et marquent le changement; les œuvres abstraites précédentes étant plus rigides et orthogonales.Le biomorphisme traverse l’art abstrait du 20e siècle, et se pose très rapidement comme une alternative à une géométrisation du plan. Le biomorphisme, reste attaché à l’abstraction et à la construction de la forme, introduisant les données référentes d’assimilation de la forme à des figures préexistantes, relevant ou non d’une imagerie scientiste, et des données de construction du tableau qui restent affirmées dans la démarche de l'artiste
Le design a aussi utilisé des formes rondes, molles, gonflées, des "éléments cellulaires"... C'est ce que l'on appelle la tendance biomorphe organique...
Elle se traduit par la volonté de rompre avec l'école de l'angle droit, pour, via les nouvelles technologies et les nouveaux matériaux, explorer un champ nouveau de création.C'est un nouveau visage du design, une nouvelle poésie qui s'inspire de l'enveloppe charnelle du corps, des animaux, du monde aquatique... pour figer quelque chose de l'ordre du naturel, visible ou invisible, des ondes, des fluides, des courants d'air. Certains meubles rappellent un mouvement écologique des années 70, le bio design, pour lequel la perfection des formes était présente dans la nature. Aujourd'hui, il a évolué vers une conception plus "éco-responsable" : le "bio-mimétisme". L'idée est d'arrêter de se fournir dans la nature pour plutôt s'inspirer d'elle.
Croissance et forme d'après D'Arcy Thompson
Caractériser le concept de forme, c'est en souligner la complexité intrinsèque. D'un côté, la forme est limite, contour, visibilité d'une surface, aspect mouvant et varié ; de l'autre, c'est la manière dont les parties s'harmonisent dans leur ensemble, coexistent et se structurent. La forme peut être considérée dans son aspect sensible ou être conçue comme idée formelle, impliquant un modèle, un dessin, un type. Quand elle individualise un organisme vivant, la forme est conçue comme structure mobile, comme phénomène changeant et complexe. Cependant, la forme peut aussi être interprétée comme le résultat de l'action de lois physico-chimiques conçues mécaniquement et être ramenée à des déterminations géométriques. Inconnaissable dans sa nature intime, mais identifiable clairement comme effet d'une cause cachée, la forme est définie comme le simple résultat de forces.
La morphologie, donc, emprunte sa méthodologie, quoique de façon sélective, à d'autres domaines de recherche.
Ce qui précède est, en résumé, la position de D'Arcy Thompson qui, en utilisant un procédé spécial, fournit une identification mathématique et visuelle précise des formes du vivant.
D'Arcy Thompson développe l'idée d'après laquelle la nature s'accroît, se déforme sur la base d'un modèle fort précis. Les formes de la nature deviennent des objets de la mathématique, étudiés et visualisés avec les instruments classiques de l'analyse géométrique.
D'Arcy Thompson tente de ramener la variété infinie des formes à un schème général, il est intrigué et profondément frappé par la régularité et par la répétition des événements naturels. Son but n'est pas de vérifier qu'en ce lieu et à cet instant tel événement a eu lieu, qu'en ce lieu et à cet instant telle forme se dresse devant lui, mais de rechercher les conditions qui ont donné lieu à cet événement, les conditions qui ont déterminé cette forme. Le problème est de comprendre si, dans les mêmes conditions, le même événement ou la même forme se manifestent, ou bien comment ils varient avec les conditions. Le but de sa recherche n'est pas l'examen d'une seule donnée, d'une seule forme, c'est la règle par laquelle ces événements doivent se répéter, règle qui doit être générale et universellement applicable au monde organique aussi bien qu'au monde inorganique.
Pour cette raison D'Arcy Thompson fut parfois accusé d'être beaucoup trop géomètre dans sa manière de penser, par sa détermination à voir des régularités élémentaires là où une personne sans imagination n'en aurait pas vu : les sphères qu'il voyait n'étaient pas tout à fait sphériques, les polygones pas tout à fait réguliers, les transformations pas tout à fait orthogonales, la trabécule osseuse une représentation imprécise des lignes de forces.
Cependant, d'après D'Arcy Thompson, la réduction du qualitatif au quantitatif quoique incomplète et jamais définitive, n'exclut pas que la nature agisse en ingénieur et que, dans ses constructions, elle tienne toujours compte, dans ses calculs, de toutes les composantes mécaniques et de toutes les forces agissant sur l'objet qu'elle est en train de façonner.
Simplicité et beauté mathématiques semblent représenter l'idéal "esthétique" de D'Arcy Thompson. Le nombre, la correspondance et surtout la symétrie, que le miracle naturel continue de nous proposer, semblent être le résultat de l'admirable intervention d'un grand artiste. La nature s'exprime en termes mathématiques et les formes sont des nombres, des structures simples, réductibles à un petit nombre de formules élémentaires. Cependant, cet "idéal esthétique" apparaît comme ce qu'il y a de plus loin de l'"esthétique" conçue comme théorie de la sensibilité. Le complexe, le qualitatif, la forme dans sa multiple variété, sont complètement effacés par D'Arcy Thompson, dans la perspective d'une rigueur mathématique certes fascinante, mais qui tend néanmoins à réduire au simple géométrisable cette complexité irremplaçable sur laquelle l'esthétique - du moins sous plusieurs aspects - semble encore vouloir se fonder.
d'après Maddalena Mazzocut-Mis, alliage, n22 1995
10:10 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : art, peinture, eau, biomorphisme, chaos

